La gestion financière d’un camp comporte plusieurs facettes, dont certaines sont méconnues ou rebutantes, mais pas moins essentielles à l’administration de l’entreprise. Il sera ici question de budget, de gestion comptable, d’émission de relevés, de gestion des paies et de rédaction de rapports, dans une approche simplifiée pour faciliter la compréhension. Il sera aussi question des sources de revenus et des objets de dépenses, ainsi que des étapes de la planification budgétaire.
Comme la gestion comptable est complexe et régie par de nombreuses lois, il est recommandé de se tourner vers des professionnel·les de la comptabilité pour s’en charger. Voici quelques conseils pour choisir le service le plus adéquat, selon la situation ou le type de camp :
En Nouvelle-Écosse, la Fédération des Acadiens de la Nouvelle-Écosse (FANÉ) offre un service de finances partagé à certains OBNL.
Il est conseillé d’utiliser un système comptable pour la tenue du registre. Il existe une façon simple de tenir à jour les revenus et les dépenses de l’organisation. Pour s’y retrouver dans la comptabilité, il faut cependant respecter certains principes de base :
Il est recommandé de vérifier régulièrement l’état des revenus et dépenses.
Voir l’exemple d’état des revenus et dépenses dans la boite à outils qui permet de connaître le fonds de roulement hebdomadaire du camp.
Le budget est un outil indispensable à élaborer minutieusement. Il faut le préparer, en faire un suivi régulier, tenir un registre des entrées et des sorties, puis à la fin de la saison, en faire une analyse rétrospective. La planification budgétaire doit refléter les priorités de l’organisme ou de la municipalité qui gère le camp. Les ressources financières seront allouées selon l’importance relative des objectifs poursuivis.
Il n’est pas toujours facile d’évaluer les revenus et les dépenses d’un camp, surtout si c’est la première fois. On peut s’inspirer des budgets d’autres camps ou de services similaires (maison de jeunes, groupe scout, centre de loisirs, etc.). Voici les principales sources de revenus et objets de dépenses d’un camp :
Une fois que chaque source de revenus et chaque type de dépense sont identifiés, il faut attribuer un montant approximatif à chacun (ou chaque poste) en y ajoutant une provision due à l’inflation. Cette étape, appelée « prévision », sert à équilibrer les revenus avec les dépenses.
Pour faciliter le processus, on peut se référer au budget réel de l’année précédente (s’il ne s’agit pas d’un nouveau camp). On ajuste alors les montants affectés aux divers postes. S’il s’agit d’une première année d’opération, on doit d’abord analyser les sources de revenus pour pouvoir détailler les dépenses.
Le budget présenté doit être équilibré, c’est-à-dire que les dépenses doivent être égales aux revenus. Il importe de ne pas oublier de réserver un montant d’au moins 10 % du total pour faire face aux imprévus (refus de subvention, bris de matériel, diminution du nombre d’inscriptions, etc.).
Pour avoir des données ou des statistiques sur les coûts d'inscription en camps de votre région, contactez votre URLS.
Au cours de la période d’activité du camp, les gestionnaires doivent assurer un suivi budgétaire régulier et rigoureux.
Voici quelques aspects à vérifier :
À la fin du camp, il est important de faire l’analyse du budget dans le cadre du bilan.
Voici quelques questions à cette fin :
Il est essentiel d’assurer une saine gestion des revenus et des dépenses. Cependant, malgré une bonne planification, des imprévus peuvent survenir. C’est pourquoi il faut optimiser les ressources du milieu.