Volet 2 : définir les bases du camp

Avant de planifier les activités, de constituer une équipe et de préciser les modalités d’organisation, il est essentiel de poser des fondations solides sur lesquelles reposera l’ensemble du camp. 

Ce volet présente les principales composantes de ces fondations, soit la mission du camp, ses objectifs généraux et spécifiques, ainsi que quelques considérations essentielles en matière d’assurances. En clarifiant ces questions dès le départ, on s’assurera non seulement de se donner des lignes directrices précises, mais aussi d’offrir un cadre structuré, sécuritaire et cohérent, tant pour les enfants que pour les employé·es du camp. Ces bases, qui représentent aussi l’identité du camp, constituent le point de départ de toute décision stratégique, de la programmation et de la gestion des ressources humaines et financières.

Mission

Qu’est-ce que la mission?

La direction du camp doit proposer un programme fondé sur une mission claire de laquelle découlent des objectifs généraux à caractère récréatif, éducatif et inclusif. Ces éléments sont contenus à l’intérieur d’un document écrit et sont connus du personnel. La mission reflète l’intention fondamentale du camp et porte essentiellement sur les éléments suivants :

  • La clientèle visée et admissible
    • 4 ou 5 ans
    • Adolescent·es (âge maximum à préciser)
    • Clientèles spécialisées
  • Les moyens
  • Le milieu de réalisation 

Exemple de mission d’un camp de jour municipal :
Fidèle à l’intention de la Ville/Municipalité de rendre accessible une offre de loisirs variée, le camp de jour offre une programmation et des services d’animation diversifiés et inclusifs permettant à la clientèle de 5 à 12 ans de participer à des activités estivales de groupe se déroulant dans un environnement sécuritaire et de qualité.

Équité, diversité, inclusion

Intégrer les principes d’équité, de diversité et d’inclusion (EDI) dans la mission d’un camp constitue un engagement envers la création d’un milieu sécuritaire, respectueux et accessible à toutes et à tous. En tenant compte des réalités variées des personnes qui participent et du personnel, qu’elles soient liées à l’identité de genre, à l’origine ethnoculturelle, aux capacités physiques, à l’orientation sexuelle ou à la situation socioéconomique, le camp devient un espace où chacun peut s’épanouir pleinement. 

Cette approche favorise non seulement un sentiment d’appartenance et de bien-être, mais elle enrichit également les interactions et les apprentissages, tout en préparant les jeunes à vivre dans une société inclusive, équitable et diversifiée. En ce sens, l’EDI n’est pas un ajout, mais bien un pilier essentiel à toute mission éducative et récréative contemporaine.

Un outil spécialement conçu pour mettre en place l’EDI explique les différentes étapes à suivre. 

Déterminer les objectifs du camp

Assurances

Tout organisme dûment incorporé qui offre des services à une clientèle mineure doit posséder des assurances qui couvrent ses activités. Il y a plusieurs types d’assurances, la plus importante étant l’assurance responsabilité civile.

Recommandations

  • Souscrire une assurance responsabilité civile générale (au moins 5 M$).
  • Prévoir des formulaires de consentement éclairé pour les parents.
  • Former les employé·es et les bénévoles sur la gestion des risques.
  • Documenter les procédures de sécurité, notamment en cas d’incident.

Assurance administrateurs et dirigeants

Cette assurance protège les administratrices·teurs, les membres du conseil et les dirigeant·es du camp contre les réclamations ou demandes d’indemnisation pouvant découler de décisions prises dans le cadre de leurs fonctions. Elle couvre notamment les fautes de gestion, les conflits d’intérêts et le non-respect de certaines obligations juridiques. En cas de poursuite, elle prend en charge les frais juridiques et les dommages-intérêts éventuels. C’est une protection essentielle pour favoriser l’implication bénévole, car elle limite les risques personnels liés à la gouvernance du camp.

Autres considérations sur les assurances

  • Lorsqu’un organisme prête son nom à un camp, qu’il s’agisse d’une municipalité ou d’un organisme à but non lucratif (OBNL), il est tenu d’en aviser son assureur. S’il ne le fait pas, ce dernier pourrait refuser de le couvrir et d’en assurer la défense en cas de poursuite.
  • Si le programme prévoit un sport ou une activité à risque élevé, l’organisme doit vérifier sa couverture d’assurance auprès de son assureur.
  • Pour être certaine que l’ensemble des activités seront incluses dans la couverture d’assurance, la direction du camp devrait transmettre le programme de camp ou la liste des activités à l’assureur. Elle ne manquera pas non plus de l’informer de toute modification à la programmation.
  • Il est important de vérifier si la couverture d’assurance inclut certains soins ou interventions associés à des accommodements pour des cas particuliers. Par exemple, plusieurs camps ne peuvent intégrer le gavage, l’administration d’insuline ou la mesure de la glycémie dans la couverture d’assurance.
  • Selon le type de camp, il est possible qu’un camp privé ou qu’un organisme mandaté par une municipalité pour gérer un camp de jour puisse être couvert par les assurances de la municipalité. C’est un élément qui peut être inclus dans une entente de partenariat entre une municipalité et un organisme. 
  • Les compagnies d’assurance peuvent exiger la charte (ou les règlements généraux) et les états financiers de l’organisme qui désire obtenir une couverture pour son camp. S’il ne peut fournir ces documents (par exemple, parce qu’ils n’existent pas), il est probable qu’il ne pourra être assuré. 

Outils

  • Cadre de référence pour les camps de jour municipaux - 2025 Télécharger
  • Renforcement de la construction identitaire des camps francophones Télécharger
  • Equite diversite inclusion Télécharger