Volet 4 : définir les besoins

Avant de pouvoir offrir un camp sécuritaire, stimulant et accessible, il est indispensable d’identifier clairement les besoins en ressources matérielles, financières et humaines. Cette étape stratégique permet une meilleure cohérence dans l’organisation, renforce la capacité d’adaptation et favorise la prise de décisions éclairées. 

Dans ce volet, vous trouverez des repères concrets pour évaluer vos ressources disponibles, anticiper les manques et mettre en place les conditions gagnantes pour offrir un camp de jour de qualité. De plus, une attention particulière est portée à l’évaluation des demandes d’accommodement, dans une perspective d’inclusion et de respect des droits de chaque participant.

Identifier les besoins en ressources

Pour optimiser la réussite de la mise en place d’un camp, il faut établir les besoins en ressources qui permettront la réalisation du camp.

Évaluation des demandes d’accommodement

La définition des besoins doit tenir compte de l’éventualité de demandes d’accommodement. Les camps ouverts au public ne peuvent exercer aucune discrimination dans l’admission à leurs services. Au Québec, cette obligation est une exigence de la Charte des droits et libertés de la personne.

Le camp, en tant que service, doit respecter le droit à l’égalité. L’obligation d’accommodement raisonnable découle de la mise en œuvre du droit à l’égalité et des dispositions antidiscriminatoires inscrites dans la Charte, à l’article 10. Les motifs de discrimination interdits en vertu de la Charte sont les suivants :

  • Âge  
  • Condition sociale  
  • Convictions politiques 
  • État civil
  • Grossesse 
  • Handicap ou utilisation d’un moyen pour pallier le handicap  
  • Langue
  • Orientation sexuelle
  • Race ou couleur
  • Religion
  • Sexe
  • Origine ethnique ou nationale
  • Identité ou expression de genre

Il est ainsi possible que certains jeunes inscrits au camp aient besoin de mesures d’accommodement afin de pouvoir participer pleinement au camp. Ces mesures peuvent varier, allant de l’accompagnement à la mise à disposition d’un espace de repos, en passant par l’adaptation de certaines activités, l’entorse à des règles (code de vie du camp), un régime alimentaire différent, etc. Ces mesures ont également des coûts, par exemple le salaire ou la rémunération d’accompagnatrices·teurs. 

En vertu de la Charte, le camp a une obligation de moyens : chacune des demandes d’accommodement reçues doit faire l’objet d’une évaluation afin de déterminer si le camp peut accueillir l’enfant.

Ressources pour favoriser l’inclusion

Vers une intégration réussie - ACQ

La trousse d’outils Vers une intégration réussie de l’ACQ vise à soutenir les gestionnaires de camp dans l’intégration de participant·es ayant des besoins particuliers. Elle présente notamment les huit étapes d’un cycle d’intégration, répond à des questions d’ordre juridique ou médical que les gestionnaires pourraient poser que et donne accès à des fiches pour comprendre les besoins particuliers que l’on retrouve le plus souvent dans les camps. Cette trousse se veut une ressource pour soutenir l’amélioration continue des projets de camp visant à offrir aux jeunes une expérience de loisir inclusive.

Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse - CDPDJ

La Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse (CDPDJ) a de son côté produit un guide qui explique les devoirs des camps en matière d’intégration et d’accompagnement : Enfants en situation de handicap en camp de jourElle offre aussi un guide virtuel intitulé Traitement d’une demande d’accommodement.

Vers une intégration réussie dans les camps de jour - AQLPH

Conçu par l’Association québécoise pour le loisir des personnes handicapées en collaboration avec plusieurs partenaires, le Guide de référence Vers une intégration réussie dans les camps de jour propose une démarche inspirante pour soutenir les équipes dans la mise en place de pratiques inclusives, accessibles et bienveillantes. Une autoévaluation en ligne permet également aux gestionnaires de dresser un portrait de leur situation, d’identifier leurs forces et leurs besoins, et de prioriser les actions à entreprendre. Un plan d’action personnalisé est ensuite généré pour les guider concrètement.

métaPRISME

Espace Muni et l'AQLPH offrent pour leur part, une application pour aider les gestionnaires à optimiser l’accueil de tous les jeunes dans une perspective d’inclusion.

Organismes et partenaires

Différents organismes peuvent aider les gestionnaires à traiter les demandes d’accommodement, par exemple les Instances régionales responsables du loisir des personnes handicapées.

Outils et partenaires pour la Nouvelle-Écosse

En Nouvelle-Écosse, la Direction de l’accessibilité présente une liste de ressources en matière d’accessibilité. On peut se renseigner auprès de Easter Seals, un organisme canadien qui offre des programmes et des services à la communauté des personnes handicapées, ou encore au Native Council of Nova Scotia pour les enfants des communautés autochtones. Plusieurs organismes communautaires peuvent aussi offrir un soutien (ex. communauté 2SLGBTQIA+, peuples autochtones, minorités culturelles).

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